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Marchés financiers : ce qu’il faut retenir du premier trimestre 2026

Santangelo Initium 7 min de lecture

Le premier trimestre 2026 a été marqué par une forte volatilité sur les marchés financiers mondiaux. Tensions géopolitiques, flambée du pétrole, rotation sectorielle : voici ce qu’il faut retenir, expliqué simplement, pour comprendre ce que cela signifie concrètement pour votre épargne.

Ce qu’il s’est passé en trois mois

Le début d’année avait bien commencé. En janvier et février, la plupart des marchés mondiaux étaient en territoire positif. Les investisseurs étaient confiants : l’économie mondiale tenait bon, l’inflation reculait doucement, et les résultats des entreprises restaient solides.

Puis est arrivé le mois de mars. Le déclenchement du conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran fin février a tout bouleversé. Le prix du pétrole a bondi de plus de 75 % sur le trimestre, passant d’environ 57 $ à plus de 100 $ le baril. Cette flambée a ravivé les craintes d’inflation, freiné la consommation et poussé les marchés à la baisse.

Résultat : un trimestre qui a commencé dans le vert s’est terminé dans le rouge pour la majorité des grandes places boursières.

Les chiffres clés du trimestre

Voici comment les principaux indices boursiers ont terminé le premier trimestre 2026 :

Performance des indices — T1 2026 (janvier à mars)

🇺🇸 S&P 500 (500 plus grandes entreprises US) -4,6 %
🇺🇸 Nasdaq 100 (tech US) -5,8 %
🌍 MSCI World (pays développés) -3,2 %
🇪🇺 STOXX Europe 600 (Europe) -0,9 %
🇪🇺 MSCI EAFE (marchés développés hors US) -1,2 %
🌏 MSCI Emerging Markets (marchés émergents) -0,1 %
🇬🇧 FTSE All-Share (Royaume-Uni) +2,4 %

Sources : J.P. Morgan, Morningstar, FactSet, MSCI, STOXX — Données au 31 mars 2026. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Ce que ces chiffres signifient concrètement

Les pourcentages, c’est bien. Mais ce qui compte vraiment, c’est de comprendre ce que ça représente en euros dans votre portefeuille.

Prenons un exemple simple :

Exemple concret

Vous aviez 10 000 € investis au 1er janvier 2026. Voici la valeur de votre portefeuille au 31 mars, selon l’indice :

S&P 500

9 540 €

-460 €

Nasdaq 100

9 420 €

-580 €

MSCI World

9 680 €

-320 €

STOXX Europe 600

9 910 €

-90 €

Cet exemple est purement illustratif. Il ne tient pas compte des frais, de la fiscalité ni du taux de change EUR/USD, et ne constitue pas un conseil en investissement.

Le point important ici : ces baisses restent modérées. Un recul de 4 à 6 % sur un trimestre peut sembler inquiétant quand on regarde son relevé de compte, mais c’est un mouvement tout à fait normal sur les marchés financiers. Ce type de correction arrive régulièrement, parfois plusieurs fois par an.

Pourquoi les marchés ont baissé

Trois facteurs principaux expliquent ce recul :

1. Le conflit au Moyen-Orient. L’opération militaire lancée fin février par les États-Unis et Israël contre l’Iran a provoqué un choc sur les marchés de l’énergie. Le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial, est devenu une zone de tension majeure. Le prix du pétrole brut a bondi de plus de 75 % en quelques semaines, atteignant des niveaux qu’on n’avait plus vus depuis 2022.

2. Le retour des craintes inflationnistes. Un pétrole plus cher, c’est une facture énergétique plus lourde pour les ménages et les entreprises. Cela fait remonter l’inflation et pousse les banques centrales à reporter leurs baisses de taux d’intérêt. La Banque centrale européenne et la Réserve fédérale américaine ont toutes deux signalé qu’elles ne baisseraient pas les taux dans l’immédiat.

3. La correction des valeurs technologiques. Après deux années exceptionnelles, les grandes entreprises tech américaines (les fameux « Magnificent Seven » : Apple, Microsoft, Nvidia, Amazon, Meta, Alphabet, Tesla) ont subi une correction. Des interrogations sur la rentabilité réelle de l’intelligence artificielle et des procès importants contre certaines de ces entreprises ont pesé sur leurs cours. L’indice Bloomberg des « Magnificent Seven » a reculé de 13 % depuis le début de l’année.

Tout n’a pas baissé : la rotation en faveur de la diversification

C’est un point essentiel à retenir de ce trimestre : les marchés ne bougent jamais tous dans la même direction en même temps.

Pendant que le S&P 500 (dominé par les grandes valeurs tech) perdait 4,6 %, d’autres segments du marché se sont bien comportés :

Ce qui a bien fonctionné au T1 2026

+38,3 % Secteur énergie (S&P 500) — Meilleur trimestre depuis 2022
+8,1 % Or — Malgré une forte baisse en mars
+2,4 % FTSE All-Share (Royaume-Uni) — Soutenu par les matières premières
+1,0 % Russell 2000 (petites entreprises US) — Les « petits » ont mieux résisté
+0,2 % S&P 500 Equal Weight — L’entreprise « moyenne » a fait mieux que les géants

Sources : Novel Investor, Morningstar, Perigon Wealth, J.P. Morgan — Données au 31 mars 2026.

Ce phénomène porte un nom : la rotation sectorielle. Les investisseurs ont déplacé leur argent des valeurs de croissance (tech, logiciels) vers des valeurs plus défensives et liées aux matières premières. C’est un rappel puissant de l’importance de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier.

Un portefeuille diversifié a mieux résisté qu’un portefeuille concentré sur les valeurs technologiques américaines. C’est la leçon principale de ce trimestre.

Et les bénéfices des entreprises dans tout ça ?

C’est un point souvent ignoré quand les marchés baissent : les entreprises continuent de gagner de l’argent. Et elles en gagnent même de plus en plus.

Les entreprises du S&P 500 sont en passe de publier leur sixième trimestre consécutif de croissance des bénéfices à deux chiffres, avec une hausse estimée à environ 13 % par rapport au même trimestre de l’année dernière. Sur les 10 % de sociétés qui ont déjà publié leurs résultats, la majorité a fait mieux que prévu.

Cela signifie que la baisse des cours n’est pas liée à une détérioration de la santé des entreprises, mais à un environnement géopolitique et macroéconomique plus incertain. Les fondamentaux économiques restent solides.

Ce qu’il faut retenir pour votre situation personnelle

Chez Santangelo Initium, nous ne recommandons aucun placement spécifique et nous ne gérons pas de portefeuilles. En revanche, nous aidons nos clients à comprendre ce qui se passe et à prendre du recul quand les marchés génèrent du stress.

Voici les réflexions que nous partageons avec nos clients dans ce contexte :

Les corrections sont normales. Depuis 1950, le S&P 500 a connu en moyenne une baisse de 5 % ou plus environ trois fois par an. Ce qui vient de se passer n’a rien d’exceptionnel. En 2025, le même indice avait perdu 4,6 % au premier trimestre avant de rebondir de 22 % sur les neuf mois suivants.

La diversification n’est pas un concept théorique. Ce trimestre l’a prouvé concrètement. Les portefeuilles exposés à différentes zones géographiques, différents secteurs et différentes classes d’actifs ont nettement mieux résisté que ceux concentrés sur les valeurs tech américaines.

Les décisions émotionnelles coûtent cher. Vendre en pleine baisse, c’est souvent réaliser une perte au pire moment. L’histoire montre que les investisseurs qui restent disciplinés traversent mieux les périodes de volatilité que ceux qui tentent de « timer » le marché.

Ce qui compte, c’est votre horizon. Si vous investissez sur 10 ou 20 ans, un trimestre négatif est un bruit de fond, pas un signal d’alarme. Ce qui compte, c’est votre stratégie globale, pas la performance d’un seul trimestre.

En résumé

Le premier trimestre 2026 a été agité, principalement à cause d’un choc géopolitique et énergétique. Les marchés américains ont le plus souffert, tandis que les portefeuilles diversifiés ont mieux tenu. Les bénéfices des entreprises restent solides, ce qui est un signal positif pour la suite.

Ce type de période est inconfortable, mais elle ne remet pas en cause les principes fondamentaux d’une bonne gestion financière : clarté sur ses objectifs, diversification, discipline et vision à long terme.

Si cette période vous interroge sur votre propre situation, c’est peut-être le bon moment pour en discuter. Nous sommes là pour vous aider à y voir plus clair.


Vous souhaitez faire le point sur votre situation financière ?

Cet article est publié à titre informatif et éducatif uniquement. Il ne constitue pas un conseil en investissement. Santangelo Initium ne recommande aucun produit financier et n’intervient pas comme intermédiaire. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Toute décision d’investissement doit être prise avec l’aide d’un professionnel agréé.

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