« Je gagne quand même 2 400 € net. Je ne comprends pas pourquoi il ne me reste jamais rien. » C’est la première chose que Thomas m’a dite quand il a poussé la porte.
Le profil de Thomas
Thomas a 28 ans. Il travaille comme employé administratif dans une entreprise de la région. Un CDI, un salaire stable, pas de crédit à la consommation, pas de découvert. Sur le papier, il a tout ce qu’il faut pour mettre de côté.
Mais à la fin de chaque mois, c’est la même histoire. Son compte courant tourne autour de 50 à 100 €. Parfois un peu plus, parfois un peu moins. Jamais assez pour se sentir à l’aise. Il n’a pas de dettes, mais il n’a pas d’épargne non plus.
Sa conclusion : « Avec 2 400 €, c’est juste pas possible d’épargner. »
Et c’est là qu’il se trompait.
Le premier exercice : voir où va l’argent
Je lui ai demandé de faire une chose très simple : prendre ses trois derniers relevés bancaires et surligner chaque dépense qui n’était pas une charge fixe obligatoire.
Le résultat l’a surpris lui-même.
Plusieurs abonnements de streaming qu’il utilisait à peine. Des commandes Uber Eats trois à quatre fois par semaine. Un abonnement à une salle de sport où il n’allait plus depuis septembre. Des petits achats en ligne, 15 € par-ci, 20 € par-là, qui ne semblaient rien sur le moment mais qui totalisaient plus de 180 € sur le mois.
Thomas ne dépensait pas de manière irresponsable. Il dépensait sans visibilité. Il n’avait jamais pris le temps de regarder où partait son argent, parce que personne ne lui avait jamais dit de le faire.
Voici à quoi ressemblait la liste de ses abonnements et dépenses récurrentes :
Les abonnements et dépenses récurrentes de Thomas
Près de 400 €/mois en abonnements et dépenses récurrentes. Sans compter les petits achats en ligne.
La méthode : 3 comptes, 1 règle
Le problème de Thomas n’était pas son salaire. C’était le fait que tout transitait par un seul compte. Charges fixes, courses, loisirs, abonnements : tout se mélangeait. Impossible de savoir ce qui restait réellement disponible à un instant donné.
On a mis en place une structure simple, en trois comptes :
Un compte pour les charges fixes — loyer, énergie, assurances, téléphone. Tout ce qui est prévisible et non négociable. Un virement automatique le jour du salaire, et on n’y touche plus.
Un compte pour la vie quotidienne — courses, sorties, essence, dépenses courantes. C’est l’enveloppe du mois. Quand elle est vide, on attend le mois suivant.
Un compte épargne — séparé, sans carte liée. Chaque mois, un virement automatique dès que le salaire tombe. Même 100 €. L’important, c’est que ça parte avant qu’on ait le temps de le dépenser.
La règle : le virement épargne se fait en premier, pas avec ce qui reste. Parce que ce qui reste, c’est toujours zéro.
Ce que Thomas n’a pas fait
Thomas n’a pas arrêté de vivre. Il n’a pas supprimé tous ses abonnements. Il n’a pas arrêté de commander à manger.
Il a fait des choix. Il a gardé Netflix, Amazon Prime et Apple Music. Il a annulé Disney+ qu’il ne regardait presque plus. Il a résilié Basic-Fit — ça faisait cinq mois qu’il n’y mettait plus les pieds. Il a réduit Uber Eats à une fois par semaine au lieu de quatre. Et pour PlayStation Plus, il est simplement passé au plan annuel au lieu de payer au mois — même abonnement, 36 € économisés sur l’année.
Aucune privation. Juste de la lucidité.
Résultat : 250 € dégagés par mois, sans avoir changé de vie.
Et ce n’était que la première étape
En continuant l’accompagnement, nous avons pu identifier d’autres leviers d’optimisation — assurances, télécom, fiscalité — grâce au réseau de partenaires de Santangelo Initium. Des ajustements auxquels Thomas n’aurait jamais pensé seul, et qui lui ont permis d’économiser encore davantage, tout en finançant son accompagnement sans dépenser un euro de plus.
Cinq mois plus tard
Thomas a 1 280 € sur son compte épargne. C’est la première fois de sa vie qu’il a un matelas de sécurité.
Il ne vérifie plus son compte courant avec une boule au ventre le 25 du mois. Il sait exactement combien il peut dépenser, combien il met de côté, et où va chaque euro.
Il commence même à se poser une question qu’il pensait réservée aux autres : « Est-ce que je devrais commencer à investir ? »
On n’en est pas encore là. Mais le fait qu’il se pose la question, c’est déjà énorme.
Le problème n’est presque jamais le salaire. C’est l’absence de structure.
Et vous ?
Si vous vous reconnaissez dans Thomas, il y a une chose à retenir : le problème n’est probablement pas votre salaire.
C’est l’absence de structure. L’absence de visibilité. Et personne ne vous a jamais montré comment faire autrement.
Ça ne prend pas des mois. Ça prend une heure de lucidité et une décision : celle de regarder les chiffres en face.
Envie de faire le point sur votre situation ?
Thomas est un personnage fictif inspiré de situations réelles rencontrées en accompagnement. Cet article est publié à titre éducatif et ne constitue pas un conseil en investissement. Santangelo Initium ne recommande aucun produit financier et n’intervient pas comme intermédiaire.
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